13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 19:50
DECLARATION

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) du parti Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Émergence (FARE AN KA WULI) a appris la démission du Premier Ministre Oumar Tatam LY, la nomination de Monsieur Moussa MARA comme Premier ministre et celle du Gouvernement.

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) du parti FARE AN KA WULI prend acte de ces changements.

Il note les efforts du Premier Ministre sortant, Monsieur Oumar Tatam LY dans des circonstances exceptionnelles et souhaite par la même occasion bonne chance à son remplaçant, Monsieur Moussa MARA.

Cependant, le Secrétariat Exécutif National des FARE relève que l’impulsion attendue de ces changements risque d’être bien faible en l’absence de cap et de priorités, du fait du caractère pléthorique de l’attelage gouvernemental, de la reconduction de la majorité de l’équipe sortante, de la faible représentation des femmes et qu’en dépit de certains regroupements salutaires, il persiste dans l’architecture des compétences qui se chevauchent, sources d’incohérences et donc de difficultés de coordination de l’action gouvernementale.

Le Secrétariat Exécutif National des FARE rappelle que les élections ont été l’occasion pour notre peuple d’exprimer solennellement sa soif de changement, non pas des hommes, même si des personnalités compétentes font leur entrée, mais surtout de gouvernance démocratique respectueuse des valeurs républicaines, de sécurité et d’intégrité du territoire, de relance de l’économie, d’emploi pour les jeunes…

En ne doutant pas de la volonté du Président de la République et du Gouvernement de répondre aux défis du moment et aux attentes légitimes du peuple malien, le parti FARE AN KA WULI, pour sa part, reste vigilant, soutiendra tout ce qui répond véritablement aux attentes légitimes du peuple et sera ferme dans ses critiques et actions sur tout ce qui s’en écarte.

Fait à Bamako, le 13 avril 2014

Pour le Secrétariat exécutif national,

Le Secrétaire général

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 15:47

A l’issue du 1er congrès des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare/An ka wili), tenu les 15 et 16 mars derniers, après de longues discussions et réflexions, le parrain du parti, Modibo Sidibé, a décidé d’occuper la présidence du parti. Fini donc le jeu de cache-cache politique de l’ancien chef de gouvernement qui a opté pour l’opposition résolue et constructive.

1er-congr presidium

L’ex-candidat à la présidentielle de juillet 2013 (4e), porte-drapeau des Fares/An ka wili, Modibo Sidibé, ancien Premier ministre sous le président ATT, est le nouveau président de ce parti. Il a été acclamé à ce poste par les participants au 1er congrès des Fares qui s’est clôture dimanche à Bamako.

Ce faisant, l’ancien chef de gouvernement du Mali détient en main son propre destin politique. Il faut dire que cette nouvelle donne était prévisible au vu des hypothèses sur l’avenir des Fare depuis la fin du 1er tour des élections présidentielles.


Certains leaders des Fare avaient pris la décision de soutenir le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, au 2e tour, malgré les accords signés par le parti de soutenir le candidat du Front pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR, anti putsch) qui était Soumaïla Cissé. Un comportement flétri par l’ex-Premier ministre pour qui la parole donnée doit être sacrée.

Zoumana  Mory Coulibaly et l’ex-président, Alou Kéita pour arriver à leur fin politique tentaient depuis ce jour de débarquer Modibo Sidibé des Fare.


A l’annonce de ce 1er congrès,  Zoumana Mory et son clan avaient tout fait pour faire échouer la tenue de cette instance, à travers des déclarations politiques, des tribunes. Malgré tout, le congrès a enregistré une participation massive de délégués venus d’un peu partout de l’intérieur et de l’extérieur.

Selon des indiscrétions, les détracteurs étaient de retour pour occuper des postes au sein du nouveau bureau, ce qui n’était du goût des congressistes. C’est ainsi que la fin des travaux qui étaient prévu vers 17 h le dimanche se sont achevés tard dans la nuit.
Ousmane Daou

SOURCE:   du   18 mar 2014.    

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 14:47

SECRETARIAT EXECUTIF NATIONAL DU PARTI FARE - AN KA WULI

 

 N° 

POSTES 

PRENOMS ET NOMS 

TELEPHONE 

Président 

Modibo SISIBE 

1er Vice Président : 

Souleymane KONE 

2ème Vice Président : 

Mme Traore Oumou TRAORE 

3ème Vice Président : 

Abou Bakar TRAORE 

4ème Vice Président : 

Alhousseyni Abba MAIGA 

5ème Vice Président : 

Mme Gakou Salimata FOFANA 

6ème Vice Président : 

Mme Traoré Kadiatou TRAORE 

7ème Vice Président : 

Issa Zan TRAORE 

8ème Vice Président : 

Mme Diallo M’Bodji SENE 

10 

9ème Vice Président : 

Bakary Woyo DOUMBIA 

11 

10ème Vice Président : 

Mme Cissé Dr Djita DEM 

12 

11ème Vice Président : 

Sanoussi BAMANI 

13 

12ème Vice Président : 

ATTAHER Ag BAZET 

14 

Secrétaire Général : 

Mahamadou KEITA 

15 

Secrétaire Général Adjoint : 

Bréhima SIDIBE 

16 

Secrétaire Politique : 

Sinalou DIAWARA 

17 

1er Secrétaire Politique Adjoint : 

Sidi Mahamane TOURE 

18 

2eme Secrétaire Politique Adjoint : 

Modibo DOUMBIA 

19 

Secrétaire Administratif : 

Dr Youssouf DIALLO 

20 

1er Secrétaire Administratif Adjoint : 

Mme Keita Fatouna CISSE 

21 

2ème Secrétaire Administratif Adjoint : 

Harouna TRAORE 

22 

Secrétaire à l’Organisation et à la Mobilisation : 

Guédjouma SANOGO 

23 

1er Secrétaire Adjoint à l’Organisation et à la Mobilisation : 

Daouda COULIBALY 

24 

2ème Secrétaire Adjoint à l’Organisation et à la Mobilisation : 

Mme Korian SIDIBE 

25 

3ème Secrétaire Adjoint à l’Organisation et à la Mobilisation : 

Mme Traoré Ami SOW 

26 

4ème Secrétaire Adjoint à l’Organisation et à la Mobilisation : 

Mamadou Ivan DIALLO 

27 

5ème Secrétaire Adjoint à l’Organisation et à la Mobilisation : 

Mme Altiné DICKO 

28 

Secrétaire Chargé des Finances : 

Ibrahima MAKANGUILE 

29 

1er Secrétaire Adjoint Chargé des Finances : 

Malick BERTHE 

30 

2ème Secrétaire Adjoint Chargé des Finances : 

Abdoulaye Dioro CISSE 

31 

3ème Secrétaire Adjoint Chargé des Finances : 

Badjé NIANGADOU 

32 

Secrétaire à la Communication : 

Sory Kaba DIAKITE 

33 

Secrétaire Adjoint à la Communication : 

Mme Kansourou BATHILY 

34 

Secrétaire chargé de la Recherche Scientifique, de l’innovation et des NTIC

Mme Konaté Assan DANSSIRA 

 

SECRETARIAT EXECUTIF NATIONAL DU PARTI FARE - AN KA WULI 2 35 

 

1er Secrétaire chargé de la Recherche Scientifique, de l’innovation et des NTIC : 

Mohamed Cherif KEITA 

36 

2ème Secrétaire chargé de la Recherche Scientifique, de l’innovation et des NTIC

Sory Ibrahim TOURE 

37 

Secrétaire Chargé des Questions Electorales et des Elus : 

Mme Fofana Fily TRAORE 

38 

1er Secrétaire Adjoint Chargé des Questions Electorales et des Elus : 

Aly TOURE 

39 

2ème Secrétaire Adjoint Chargé des Questions Electorales et des Elus : 

Me Alfousseyni KANTE 

40 

3ème Secrétaire Adjoint Chargé des Questions Electorales et des Elus : 

Yacouba KANE 

41 

4ème Secrétaire Adjoint Chargé des Questions Electorales et des Elus : 

Dr Souleymane SYLLA 

42 

5ème Secrétaire Adjoint Chargé des Questions Electorales et des Elus : 

Amadou DANSOKO 

43 

6ème Secrétaire Adjoint Chargé des Questions Electorales et des Elus : 

Fadiala DEMBELE 

44 

Secrétaire chargé des Questions Economiques et du Secteur privé : 

Issaka DOUMBIA 

45 

1er Secrétaire Adjoint chargé des Questions Economiques et du secteur Privé : 

Mohamed FOFANA 

46 

2ème secrétaire Adjoint chargé des Questions Economiques et du secteur Privé : 

Modibo COULIBALY 

47 

4ème secrétaire Adjoint chargé des Questions Economiques et du secteur Privé : 

Garba HAMADOUN 

48 

Secrétaire chargé des Relations Extérieures : 

Hassen CAMARA 

49 

1er Secrétaire Adjoint chargé des Relations Extérieures : 

Mahamadou DIAKITE 

50 

2ème Secrétaire Adjoint chargé des Relations Extérieures : 

Cheickna COULIBALY 

51 

3ème Secrétaire Adjoint chargé des Relations Extérieures : 

Seydou DIAKITE 

52 

Secrétaire chargé des Questions Juridiques : 

Me Benaba SOGOBA 

53 

Secrétaire Adjoint chargé des Questions Juridiques : 

Mme Diarra Fatoumata SIDIBE 

54 

Secrétaire chargé des Questions de Défense et de Sécurité : 

Firhoun MAIGA 

55 

Secrétaire Adjoint chargé des Questions de Défense et de Sécurité : 

Hamidou COULIBALY 

56 

Secrétaire chargé de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire : 

Kourouba Asaph DEMBELE 

57 

1er Secrétaire Adjoint chargé de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire : 

Abdoulaye FOFANA 

58 

2ème Secrétaire Adjoint chargé de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire

Amadou KONE 

59 

Secrétaire chargé des Relations avec l'Administration : 

Mamédy SIDIBE 

60 

1er Secrétaire chargé des Relations avec l'Administration : 

Idrissa TOURE 

SECRETARIAT EXECUTIF NATIONAL DU PARTI FARE - AN KA WULI 3 61 

 

 

2ème Secrétaire chargé des Relations avec l'Administration : 

Amadou MAIGA 

62 

3ème Secrétaire chargé des Relations avec l'Administration : 

Yacouba DIAKITE 

63 

Secrétaire chargé de l'Education, de la citoyenneté, et de la Formation : 

Mamadou Siné CAMARA 

64 

1er Secrétaire Adjoint chargé de l'Education, de la citoyenneté, et de la Formation : 

Mme Diallo Kadiatou MAIGA 

65 

2ème Secrétaire Adjoint chargé de l'Education, de la citoyenneté, et de la Formation : 

Yahiya Sadidi DICKO 

66 

3ème Secrétaire Adjoint chargé de l'Education, de la citoyenneté, et de la Formation : 

Dr Oumar WANE 

67 

Secrétaire chargé de la culture : 

Abel KONE 

68 

Secrétaire chargé des Maliens de l'Extérieur : 

Tidiane NIANG 

69 

1er Secrétaire chargé des Maliens de l'Extérieur : 

Lamine CISSE 

70 

2ème Secrétaire chargé des Maliens de l'Extérieur : 

Ousmane Abou DIALLO 

71 

3ème Secrétaire chargé des Maliens de l'Extérieur : 

Mme Kadiatou TRAORE 

72 

Secrétaire chargé du Développement Rural : 

Bakary KANTE 

73 

1er Secrétaire chargé du Développement Rural : 

Mamoutou DJIRE 

74 

2ème Secrétaire chargé du Développement Rural : 

Salif SANGARE 

75 

Secrétaire chargé de l'Environnement et du développement durable : 

Dramane COULIBALY 

76 

1er Secrétaire Adjoint chargé de l'Environnement et du développement durable : 

Idrissa KANOUTE 

77 

2ème Secrétaire Adjoint chargé de l'Environnement et du développement durable : 

Sékou Alkaya TOURE 

78 

Secrétaire chargé des Mines de l'Energie et de l'Eau : 

Fousseyni DIAKITE 

79 

1er Secrétaire chargé des Mines de l'Energie et de l'Eau : 

Bakary KOUMBERE 

80 

2ème Secrétaire chargé des Mines de l'Energie et de l'Eau : 

Yacouba SIDIBE 

81 

Secrétaire Chargé de l’Equipement et des Transports : 

Djibril BARRY 

82 

Secrétaire Adjoint Chargé de l’Equipement et des Transports : 

Ibrahim TRAORE 

83 

Secrétaire à la Santé et à la Solidarité : 

Mme Doukara Hawoye TOURE 

84 

1er Secrétaire à la Santé et à la Solidarité : 

Dr Mamadou DANIOKO 

85 

2ème Secrétaire à la Santé, à la Solidarité : 

Dr Ibrahim SANGHO 

86 

3ème Secrétaire à la Santé et à la Solidarité : 

Dr Sadio MAIGA 

87 

4ème Secrétaire à la Santé et à la Solidarité : 

Jean KASSOGUE 

88 

Secrétaire chargé de la Promotion de l'Emploi des Jeunes et de la Formation Professionnelle : 

Bassy DIARRA 

89 


Secrétaire Adjoint chargé de la Promotion de l'Emploi des Jeunes et de la Formation Professionnelle : 

Mohamed DICKO 

 Secrétaire aux Sports et aux Loisirs : 

El hadji TOURE 

91 

1er Secrétaire aux Sports et aux Loisirs : 

Yacouba TOURE 

92 

2ème Secrétaire aux Sports et aux Loisirs : 

Moussa Sinaly KEITA 

93 

Secrétaire chargé du Mouvement Associatif et des Organisations Socioprofessionnelles : 

Djadji Diafing DIARRA 

94 

Secrétaire adjoint chargé du Mouvement Associatif et des Organisations Socioprofessionnelles : 

Mme Dicko Ami TRAORE 

95 

Secrétaire Adjoint chargé du Mouvement Associatif et des Organisations Socioprofessionnelles : 

Mme Bouaré Aïssata SIDIBE 

96 

Secrétaire Chargée du Genre et de la Promotion des Femmes : 

Mme Maiga Dialy BASS 

97 

Secrétaire charge des Questions de Jeunesse : 

Amadou CISSE 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:55

CONGRES  des FARE  15 et 16 mars 2014

Intervention de Modibo SIDIBE

___________________

Rendons grâce à Dieu, Lui qui nous donne l’heureuse opportunité de nous rassembler ici en ce jour  qui marque l’ouverture du Premier Congrès ordinaire des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence, FARE AN KA WULI. Jour historique, parce que marquant une étape décisive dans le processus de consolidation et d’expansion de notre jeune parti.

 Je voudrais ensuite adresser mes chaleureuses salutations et mes remerciements à chacun d’entre vous, pour avoir répondu, si nombreux, à l’invitation du Secrétariat Exécutif National des FARE à la cérémonie d’ouverture de son premier congrès. Votre présence à cette cérémonie est pour nous une formidable source de motivation, parce qu’elle est la confirmation de l’intérêt que vous n’avez cessé de porter aux FARE depuis plusieurs mois déjà. Nous vous en sommes très profondément reconnaissants.

 

 

Honorables Invités,

Mesdames et Messieurs,

Chers Compagnons

 

 

Je voudrais également, avec vous, me réjouir du retour de notre pays parmi les nations libres, et dire combien je suis fier de la formidable leçon de résilience et de pugnacité que notre peuple a su administrer au cours de ces quelques mois durant lesquels notre destin s’est trouvé compromis. La sortie de crise, définitivement consacrée par la tenue des élections générales, présidentielle et législatives qui ont donné au pays de nouvelles institutions démocratiques, est d’abord la victoire du peuple malien lui-même qui a marqué ces instants décisifs de sa ferme volonté d’inscrire définitivement son destin dans une trajectoire démocratique. C’est aussi la victoire de la solidarité agissante de la communauté internationale et  du système des Nations Unies  à l’endroit de notre pays. Sans réserve, saluons encore et remercions le peuple de France de nous être venu en aide. Saluons également et remercions nos frères des pays de la CEDEAO et du Tchad qui se sont engagés aux côtés de nos Forces armées  pour stopper l’aventure intégriste qui menaçait notre identité et notre existence en tant que Nation libre. Le Mali n’oubliera jamais.

 

 

                                   Honorables invités,

                                   Mesdames et messieurs,

                                   Chers compagnons

 

 

Aujourd’hui, notre peuple attend que l’Etat affirme son autorité, qu’il prenne ses responsabilités, et d’abord ses responsabilités en matière de sécurité et de défense du territoire. Il réclame le respect des lois, une justice égale pour tous. Il souhaite que le pays connaisse la stabilité, que l’action des autorités publiques soit transparente et contrôlable. Il veut un Mali et des Maliens dignes, respectueux du danbe, ce sens de l’honneur qui est un des fondements de notre culture.

Aujourd’hui, demeurent des défis clairement identifiés, et qui doivent mobiliser les énergies.

Au nombre de ces défis, la restauration de l’Etat, un Etat fort qui s’appuie sur une administration compétente servie par des cadres ayant recouvré toute leur dignité d’agents publics au service de l’idéal républicain. En cela ils ne doivent être soumis à aucune « pression politique », encore moins leur carrière qui ne doit obéir qu’à des règles et des principes préétablis dont le mérite.

Il nous faut donc changer notre perception de l’Etat, qui ne doit plus, qui ne sera plus ni le monopole d’un clan, ni l’affaire d’un seul homme.

Cette conception de l’Etat veut en effet que l’Etat soit au service de la Nation, comme la Nation l’est au service du citoyen. Un Etat qui assurera la sécurité des Maliennes et des Maliens, fort d’une armée reconstruite, d’une économie rétablie et d’une souveraineté reconquise de l’espace national.

Tant il est vrai, citation qui m’a un jour été rapportée que « le vrai patriote s'inquiète, non du poste qu'il doit occuper dans la Patrie, mais du rangque la Patrie doit atteindre parmi les Nations ».

 

 

                                   Mesdames et messieurs,

                                   Chers compagnons,

 

 

Il nous faut prendre également toute la mesure de la problématique de l’éducation et de la jeunesse.

En la matière l’effort du pays a été considérable, mais la qualité de notre système d’enseignement n’est pas à la hauteur des intelligences et des espoirs. Au moment où le Gouvernement se propose de revisiter notre système éducatif, il est capital d’impulser une dynamique dans laquelle l’exigence intellectuelle et morale deviendra la boussole de tous, élèves, étudiants et enseignants.

 Une attention particulière doit être accordée à l’enseignement supérieur et à la recherche, dont dépend notre capacité à nous développer par nous-mêmes.

Dans ce cadre, nous demandons que le Fonds de compétitivité pour la recherche scientifique et technologique soit suffisamment abondé  parce qu’il est essentiel de développer nos capacités d’innover, tant « l’innovation est la principale force motrice » pour réussir notre décollage économique.

Parce qu’en réalité, il est de notre responsabilité aujourd’hui de semer pour que demain nos enfants puissent récolter et, à leur tour construire pour ceux qui les suivront. Les bonnes intentions et les slogans proclamés la main sur le cœur ne suffisent pas. Il ne sert à rien de dire que chacun doit vivre libre si les moyens de sa liberté ne lui sont pas donnés. Et la liberté c’est celle d’étudier, de se former, d’entreprendre, de travailler dans le pays où l’on est né.

 

                                   Mesdames et messieurs,

                                   Mes chers compagnons,

 

 

Toutes ces perspectives demeureront des leurres si nous n’arrivions pas à transformer les potentialités qui s’offrent au pays en réelles opportunités de création d’emplois pour la jeunesse et de création de richesses pour le bien être de nos populations. Réussir l’articulation entre l’agriculture, l’industrie, les services et le commerce s’inscrit dans ce cadre.

Les disparités, les clivages, les inégalités entre régions et à l’intérieur même des régions devront peu à peu être effacés. C’est ainsi qu’il nous sera possible de donner un réel contenu à une nouvelle étape de la décentralisation fondée sur une plus grande responsabilité des régions dans le développement de leur potentiel économique.

C’est de la solidarité avec le développement local des services publics de santé, d’enseignement, de formation, de protection sociale. C’est de la fraternité entre toutes les composantes de notre peuple, engagées à égalité pour le développement de la nation, reconnaissant concrètement le bénéfice qu’elles tirent de notre unité. C’est de la citoyenneté, car de telles innovations ne peuvent vivre sans faire appel à la créativité et au travail des acteurs les plus divers.

Un nouvel élan de la décentralisation rapprochera les citoyens de l’administration et des ressources, avec des attributions accrues aux régions et des contrats de programme entre l’Etat et les assemblées régionales. L’unité nationale trouvera un nouveau souffle dans cette dynamique qui favorisera l’égalité de toutes les régions, soutenue par un schéma équitable d’aménagement et de développement des territoires.

 

 

                                   Mesdames et messieurs,

                                   Chers compagnons,

 

 

Prendre en main l’avenir immédiat du pays, c’est résolument donner toute la priorité à la résolution de la crise  au Nord.

Notre combat, c’est de recouvrer  notre territoire, sauver notre nation et les principes fondateurs de la République et de la Démocratie. Notre tissu social est fortement éprouvé, et risque de se trouver au bord de la rupture ; il nous faut donc  prévenir, ne pas se tromper de combat et, surtout savoir dans la justice, le pardon et la réconciliation avoir l’humilité, la confiance, la volonté de  ressouder, de bâtir notre avenir, parce qu’il n’y a d’avenir qu’ensemble.

Dans cette optique, les Maliens ont besoin aujourd’hui qu’on leur parle. Qu’on leur donne des raisons de  se mobiliser. Ils ont pareillement besoin de se parler, d’échanger, de se faire confiance, de bâtir ensemble. Ils ont besoin d’être acteurs de leur propre pays. Acteurs…et actrices.

Dans le processus de médiation en cours, le Mali, pour préserver  sa crédibilité internationale, doit s’inscrire dans l’application de l’Accord de Ouagadougou et ce faisant, éviter le risque de nous isoler dans notre communauté économique  régionale d’ancrage.

Toutefois autant notre pays se doit de diligenter les négociations nécessaires, autant la communauté internationale  doit lui donner le temps qu’il faut pour identifier tous les acteurs impliqués dans la recherche de la paix.

La mise en œuvre des politiques axées sur la reconstruction, la réhabilitation des services sociaux de base doit être soutenue.

C’est par des projets structurants que les populations prendront la mesure de la présence qualitative de l’Etat et l’expression de la volonté nationale de trouver une solution viable à la  crise.

Enfin, la crise  sécuritaire et institutionnelle  que nous traversons doit nous incliner davantage à l’élaboration d’un projet national sur la gestion de nos régions et au-delà de la diversité dans notre pays.

 

Que personne ne se trompe, nul ne se sauvera sans l’autre ! Les menaces sont communes, les ripostes doivent l’être. Il nous faut réinventer solidarités  et partenariats stratégiques entre et avec les pays du champ, de la CEDEAO, l’Union Africaine et, bien entendu avec les pays occidentaux.

Dans cet esprit, le processus de Nouakchott est une étape importante.

 

 

Mesdames et messieurs,

Chers compagnons,

 

 

Nous devons être fiers de ce que nous avons réussi. Nous avons été au contact du peuple pour nous alimenter de  ses expériences, de ses revendications, de ses espoirs.

C’est votre engagement et votre enracinement dans le Mali réel qui ont rendu possible ce fabuleux parcours des FARE.

J’ai insisté, dans mon programme et tout au long de la campagne électorale, sur la profondeur des enjeux devant lesquels nous sommes placés. J’ai dit que le modèle économique et institutionnel issu de nos indépendances était épuisé, qu’il fallait changer de modèle. Cela touche en premier lieu à notre façon de faire de la politique. Nous devons en changer.

Comme tous les Maliens, je souhaite ardemment que notre nouveau Président, mon Aîné Ibrahim Boubacar KEITA, réussisse la transition dont notre pays a besoin et il peut compter sur moi pour l’y aider, chaque fois que nos objectifs convergeront. Mais, sans me défaire du respect qui lui est dû,  je lui dirai aussi ce qui, dans nos visions, diffère.

 Je lui dirai par exemple qu’en matière de lutte contre la corruption, les appels à la tolérance zéro ne suffiront pas et risquent fort de décevoir. La répression certes utile ne suffira pas. Le mal est structurel. Seul un travail de fond et de longue haleine pourra l’extirper.

 Cependant gardons nous de ne donner du Mali que l’image d’un pays perdu du fait de la corruption généralisée, où le souci de l’intérêt général a déserté les agents publics, voire les citoyens ! Regardons autour de nous et nous allons voir dans tous les secteurs de la vie sociale des Maliennes et des Maliens honnêtes, travailleurs, qui mettent en œuvre un autre fonctionnement. Identifions ces pôles de bonne pratique, mettons les  en réseau, pour en faire une force, suffisamment attractive pour rendre aux Maliens la confiance dans leurs valeurs et dans leurs capacités.  Notre conviction est que dans mille situations concrètes les maliens savent être grands, honnêtes et solidaires !

Je lui dirai que la neutralité politique de l’armée, de l’administration, de la religion est un trésor sur lequel nous devons veiller comme sur la prunelle de nos yeux. L’armée nous protège tous. L’administration nous sert tous. La foi nous réunit presque tous.  Ne les mêlons pas à nos légitimes différends politiques.

Je fais crédit à notre Président de sa capacité à rétablir une armée républicaine, à maintenir une République laïque, à développer un service public équitable. J’y contribuerai autant qu’il me sera possible, mais je m’opposerai à toutes les compromissions susceptibles d’entraîner notre pays dans les divisions qu’on voit déchirer plusieurs pays du continent.

 

Mesdames et messieurs,

                       Chers compagnons,

 

 

Nous devons rendre toute leur place aux idéaux pour lesquels nous agissons. Notre vie politique donne bien souvent le sentiment que nous nous battons pour des hommes, pour des places, avant de nous mobiliser pour une certaine idée de notre vie en société. Il y a bien sûr des convergences possibles entre les différentes forces politiques, mais il y a aussi des oppositions. Nous ne nous réclamons pas par exemple de la doctrine politique qui considère qu’on doit laisser le maximum de place au marché et aux intérêts privés. Nous pensons que dans nos jeunes Républiques, l’intérêt général et la solidarité sociale doivent être fermement assurés par des institutions, certes profondément rénovées, mais puissantes. Voilà pourquoi nous nous réclamons de la sociale- démocratie.

J’ai beaucoup de connivence avec les principes qui ont présidé à la fondation du Mouvement démocratique et des liens amicaux et fraternels m’unissent à nombre de ses membres. Mais ce mouvement historique n’a pas su résister aux divisions et parfois aux trahisons qui l’ont affaibli et qui ont brouillé son image. Je suis convaincu qu’une force nouvelle est nécessaire pour retrouver la pureté des origines et rendre aux militants de la démocratie malienne le goût de ce grand combat. 

Seule la création d’un nouveau pôle politique est à même de répondre à cet enjeu. Les FARE, seconde génération de parti politique, porteuses d’une nouvelle génération d’hommes politiques, travaillent à l’émergence d’un tel pôle pour le devenir de notre République et de notre Démocratie.

Si nous voulons faire triompher ces idéaux, il nous faut impérativement créer une force politique d’un type nouveau. Une force politique qui ne cherchera pas à acheter les consciences, mais à les convaincre.

 

 Une force politique qui respectera ses engagements.

 Une force politique suffisamment ancrée dans ses principes pour résister à la tentation des bons postes à tout prix.

 Une force politique efficace, bien organisée, capable de mener campagne dans tout le pays. Tous les individus, toutes les organisations grandes ou petites qui partagent ces vues sont les bienvenus.

 

Voilà mes chers amis, les pistes que je vous propose pour que nous construisions ensemble le nouveau pôle politique dont notre Mali a besoin. Ce n’est pas une tâche pour demain, ni pour après-demain, c’est une tâche pour tout de suite.

Il nous faut rester unis et solidaires, et garder foi en notre projet. Ce que vous avez réussi en si peu de temps est énorme. Il nous faut poursuivre l’effort et, par l’exemple et par l’action, convaincre de la pertinence de la voie que nous avons choisie.

Ici et maintenant, c’est l’appel que je formule à ceux de nos compagnons qui ont choisi de prendre un autre chemin et, en ce jour où nous consolidons notre parti, ont décidé de ne pas être là parmi nous, à la place qui est la leur.

Mes  Chers Compagnons,

 Nos efforts devront se concentrer sur le renforcement des FARE et sur ses capacités à maintenir les liens avec les mouvements et associations, pour en faire une coalition capable de porter notre projet et d’en promouvoir les idéaux. Cet effort de structuration nécessitera la participation de tous, dans le cadre d’une démarche inclusive où nul ne sera laissé de côté, parce que nous avons besoin de l’engagement de tout un chacun, de l’expérience de chacun. Toutes les personnes, toutes les organisations grandes ou petites qui partagent ces vues sont les bienvenues.

En vous remerciant très sincèrement de votre engagement qui nous a valu ce parcours honorable lors des élections présidentielles et législatives, je voudrais dire à toutes et à tous que nous avons ensemble commencé une aventure qui n’en est qu’à ses débuts. Il ne faut pas s’arrêter. Il nous faut continuer ensemble, jusqu’à la victoire de nos idéaux.

                                   FARE AN  KA WULI 

Modibo Sidibé

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:53

Créé dans la mouvance de la présidentielle dernière, le parti des amis de Modibo Sidibé vient de tenir son tout premier congrès. Une occasion de montrer qu’il est une force politique avec qui compter

 

Les difficultés rencontrées au cours des derniers mois n’auront servi qu’à renforcer les Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence-An Ka Wuli. C’est en tout cas le message clair passé lors de la rencontre de ce week-end. En effet, c’est une salle archicomble qui a tenu le premier du parti le samedi le 15 mars dernier au palais de la culture Amadou Hampaté Ba.

Sur la base des résultats de son candidat à la présidentielle de 2013, on peut aujourd’hui considérer FARE-An Ka Wuli comme la quatrième force politique du Mali. Elle a traversée les derniers mois de fortes turbulences, au sein même de son instance dirigeante. Il était donc urgent, selon les militants, de « mettre les pendules à l’heure et sonner le rassemblement». Pari réussi puisque la mobilisation était totale. Mme Cissé Djita Dem, secrétaire chargée des femmes, a vivement exprimé sa joie de voir toute la famille des FARE réunie pour ce congrès historique et important pour la vie du jeune parti. 

« Acceptons de souffrir »
Quant à Amadou Cissé, président des jeunes du parti, arrière-garde des militants des FARE, il a déclaré que ce jour historique était à l’honneur de Modibo Sidibé. Il a appelé les militants à faire fi des dissensions et au contraire à s’unir autour des valeurs que défend le parti.« Notre congrès se tient, n’en déplaise à ceux qui ne voulaient pas le voir. Nous n’irons pas dans la mouvance présidentielle. Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui ont accepté de souffrir, alors acceptons de souffrir », a défendu M. Cissé. La présidente du parti, Mme Traoré Oumou Traoré s’est dite rassurée car pour elle, malgré quelques vicissitudes, la destinée du parti n’a pas changé et ne changera pas. Elle a ensuite rendu hommage au bureau sortant qui a pu hisser le parti au rang de 4ème force politique au Mali. « Démocrates, nous sommes convaincus que les règles démocratiques exigent une majorité présidentielle et une opposition qui veille. Nous nous attellerons à cette règle, en tant que patriotes et foncièrement républicains », a-t-elle déclaré. Elle a invité les militants et militantes à l’union et à garder en mémoire le projet de société du parti.

© journaldumali.com 
Le parrain du FARE Modibo Sidibé

« Changeons notre perception de l’Etat… »
Modibo Sidibé, dans son allocution, a d’abord salué le retour du Mali dans la normalité et rendu hommage aux forces amies qui ont permis l’organisation d’élections présidentielle et législatives. Il a rappelé quelques vœux du peuple malien dont il s’est improvisé le porte-parole. Il s’agit de la restauration d’un Etat fort, la sécurité et la défense du territoire, le respect des lois, une justice égale pour tous. Pour cela, indique M. Sidibé, nous devons changer notre perception de l’Etat qui ne doit plus être le monopole ni d’un clan ni d’un seul homme. Cette perception veut que l’Etat soit au service de la Nation, comme la Nation est au service du citoyen.Le parrain des FARE invite l’ensemble des acteurs à prendre toute la mesure de la problématique de l’éducation et de la jeunesse. « En la matière, l’effort du pays est considérable, mais la qualité du système d’enseignement n’est pas à la hauteur des intelligences et des espoirs. Une attention particulière doit accordée à l’enseignement supérieur et la recherche dont dépend notre capacité à nous développer par nous-mêmes ».

Faire de la résolution de la crise une priorité
Pour Modibo Sidibé, prendre en main l’avenir immédiat du pays, c’est donner toute la priorité à la résolution de la crise du nord. « Notre combat, c’est de recouvrer notre territoire, sauver notre Nation et les principes fondateurs de la République. Et pour le réussir, il faut le pardon des uns et des autres et réconcilier les cœurs». Dans le processus de médiation en cours, Modibo indique que le Mali, pour préserver sa crédibilité internationale, doit s’inscrire dans l’application de l’accord de Ouagadougou et ce faisant, éviter le risque de nous isoler dans notre communauté économique régionale d’ancrage. « Autant notre pays de doit de diligenter les négociations nécessaires, autant la communauté internationale doit lui donner le temps qu’il faut pour identifier tous les acteurs impliqués dans la recherche de la paix ».

Souhaitant ardemment que le président IBK réussisse son mandat, Modibo Sidibé, sans se démarquer totalement de son aîné, a tenu à lui rappeler le respect de quelques principes. Sur le grand chantier de la lutte contre la corruption, il a déclaré que les appels à la tolérance zéro ne suffiront pas et risquent de décevoir. « Le mal est structural, seul un travail de fond et de longue à haleine pourra l’extirper ». 

Sur sa lancée, l’ancien Premier ministre a rappelé au Président que la neutralité politique de l’armée, de l’administration et de la religion est un trésor sur lequel nous devons veiller comme la prunelle de nos yeux. « Je contribuerai autant que possible, mais je m’opposerai à toutes les compromissions susceptibles d’entraîner le pays dans les divisions », a prévenu Modibo Sidibé.

 

Source : http://www.journaldumali.com/article.php?aid=8029

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 13:00

Voilà un an que se tenait l’Assemblée Générale constitutive des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) comme parti politique. Dans le feu de l’élection présidentielle, des hommes, des femmes, des jeunes de toutes conditions se sont battus pour à la fois implanter le nouveau parti et se mettre en ordre de bataille électorale. Grand merci à toutes et à tous ! Les FARE AN KA WILI sont sur l’échiquier politique dans le peloton de tête et les élections législatives viennent de confirmer cette poussée, avec six députés. Naturellement surgit la question de la majorité ou de l’opposition.

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La grille de lecture ne peut être que le parcours  des FARE  et le sens de leur combat : d’où viennent les FARE, qui sommes nous et que voulons nous pour notre pays, notre République et notre démocratie. Avec le mouvement associatif de soutien à notre candidature, dès fin 2011, nous étions arrivés au constat que dans le cadre d’un processus de démocratisation initié il y a 21 ans et alors que le Mali se prépare à entrer dans un cycle électoral qui constituera un tournant décisif pour son avenir, l’abstentionnisme croissant de l’électorat malien et la fragmentation en une multitude de partis d’un espace politique devenu illisible pour nos concitoyennes et nos concitoyens, sont des facteurs qui tendent à démontrer que le système actuel a atteint ses limites et qu’il existe aujourd’hui un risque de fracture totale entre le Peuple et les élites politiques. Nous considérons aussi qu’il existe une inadéquation profonde entre le fonctionnement de ce système et les défis politiques, économiques et sociaux que notre Pays doit relever, et que cette situation constitue un réel danger.

Dès lors, s’était imposé à nous  la nécessité pour le devenir de notre démocratie, d’être porteurs d’un Pôle Politique Emergent à même de réconcilier nos compatriotes avec la politique, de favoriser une citoyenneté plus active, plus engagée parce que assumant sa part dans la vie de la cité et plus exigeante sur la gestion des affaires publiques. Nous avons estimé à l’époque que notre lutte pour accéder au pouvoir et mettre en œuvre notre vision «Mali Horizon 2030», allait  forger une volonté commune de créer un Parti politique. La grave crise que le pays vivait, notre volonté d’y faire face et de nous battre pour la République, la Démocratie, la Nation et de trouver là les nouveaux ressorts d’un avenir à inventer et construire ensemble, source d’espérance pour notre  jeunesse, nous a amenés à  penser  que le moment était venu de transformer cette fantastique dynamique  associative et  partisane  en Parti politique. 

Les FARE transformées en parti politique, c’est l’émergence d’un nouveau pôle politique, c’est la volonté de recréer une dynamique de confiance autour d’un véritable dessein Républicain et Démocratique, garant d’une Nation unie et riche de sa diversité. Les FARE viennent de cette matrice et ne sont pas un parti politique de plus. Elles constituent une rupture, parce que forces de renouveau et d’émergence ; elles sont fondamentalement transformatrices, porteuses de changement politique, économique, social et culturel, d’une gouvernance pour le développement, de vision, de valeurs et de principes, de solidarité, de patriotisme et de  panafricanisme.

Voilà qui sont les FARE et c’est cela que traduit leur «Manifeste pour le Renouveau Démocratique», socle de leur engagement patriotique, républicain et démocratique et, du ralliement de tous ceux qui partagent notre vision, nos valeurs et principes. Sachant qui nous sommes, d’où nous venons, notre place «naturelle» aujourd’hui ne peut être que dans l’opposition. Nous l’avons préemptée durant toute la campagne en indiquant clairement ce que sera notre position si le Tout Puissant confiait le pays à quelqu’un d’autre : une opposition modérée et  responsable. Point de velléité vis-à-vis du Président de la République élu ou de la majorité, mais par devoir et par conviction pour la République, pour notre démocratie et notre pays. Et aussi par «intelligence» de nos institutions et par l’exigence de construire une autre alternative politique crédible pour notre pays. Parti politique de seconde génération, forgeons les voies de l’opposition de seconde génération, opposition responsable, critique et constructive, patriote ; qu’elle devienne aussi naturelle que la majorité dans notre paysage politique !

 

C’est là une mission historique, une responsabilité à nulle autre pareille en ces moments cruciaux pour notre peuple, notre pays et notre démocratie. C’est la seule et digne réponse à l’appétit de démocratie si bien manifesté  par notre peuple lors de la consultation présidentielle. Pour nous les FARE, le temps de l’opposition, parce que c’est un temps, ne sera ni difficile, ni pire que ce que nous et notre candidat avons vécu après les évènements de mars 2012. Ce temps nous l’avons vécu avec lucidité, avec courage et sans résignation, dans la certitude de notre foi en la République, la démocratie et la patrie. Nous ne nous lasserons pas de faire connaître le sens de notre démarche, le pourquoi, le contenu de la nouvelle offre politique, de renforcer la capacité des FARE à rassembler autour d’un projet qui s’adresse aux défis et enjeux de l’heure et qui pose les jalons de l’engagement et de l’espérance.  Le Premier CONGRES de notre parti en sera un temps fort, pour que nos textes et notre pratique soient imprégnés de notre volonté de changement et d’innovation. Au-delà de tous mes compagnons des FARE et des mouvements et associations, J’en appelle à tous ceux qui entendent, comprennent, soutiennent une idée simple qui pourrait, qui devrait être une évidence : la politique et l’exercice du pouvoir ne sont que caricatures s’ils ne sont fondés sur une éthique, sur ces valeurs dont tous les Maliens doivent se sentir dépositaires, solidaires, et dont leurs enfants et petits enfants seront les héritiers… Notre conviction à nous, elle se nourrit des principes républicains, des valeurs démocratiques, du respect qu’inspirent des institutions que nous nous sommes données.

 

Un jour, grâce à vous, grâce à nous, les Maliennes et les Maliens cesseront de déconsidérer l’action politique, parce qu’elle sera indiscutablement honorable, respectable, capable d’inscrire dans la vie notre idéal d’un Etat propre, d’un Etat juste, d’un Etat fort. Nous nous connaissons, nous savons tous que les mots et les injonctions ne suffiront pas. Le mil ne pousse pas en un jour. Mais les sillons sont tracés, les graines sont semées. Merci ! Merci ! Ne nous laissons pas détourner ! Allons ensemble jusqu’aux fêtes de la moisson.

 

Modibo   SIDIBE

Candidat des FARE à l’élection présidentielle 2013

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 12:55

Les Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE-AN KA WULI ) ont ouvert ce samedi 15 mars 2014 leur 1er congrès ordinaire au palais de la culture Amadou Hampathé BA de Bamako.
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La cérémonie d’ouverture de ce premier congrès ordinaire a enregistré la présence des représentants des sections territoriales des FARE de la Mauritanie, du Benin, du Sénégal et du Canada, etc. 

Les représentants des partis amis étaient également présents, dont celui de l’ADEMA -PASJ, de l’URD, de l’ASMA, du FDR, du MPR, du PANAFRIK, du CNID-FYT , de l’UM-RDA, entre autres.

En rappel, le parti FARE-AN KA WULI a été porté sur le fonds baptismaux le 03 mars 2013, lors d’une assemblée constitutive tenue ici à Bamako à l’hôtel Sofitel. Dans la foulée des présidentielles, il a participé aux législatives, 1er et 2e tours avec une vingtaine de listes au départ.Malgré son jeune âge et d’autres difficultés évidentes, le parti est parvenu à faire élire six (6) députés à l’assemblée nationale. Il est aujourd’hui la 4e force politique parlementaire du pays, après le RPM, L’ADEMA et l’URD. 

Visiblement très ému devant ses militants, Modibo SIDIBE, Candidat des FARE à l’élection présidentielle 2013 a dressé un peu l’objectif de la création de son parti. Aux dires de Monsieur SIDIBE, ayant estimé à l’époque que leur lutte pour accéder au pouvoir et mettre en œuvre leur vision «Mali Horizon 2030», allait forger une volonté commune de créer un Parti politique.

Selon lui, la grave crise que le pays vivait, leur volonté d’y faire face et de se battre pour la République, la Démocratie, la Nation et de trouver là les nouveaux ressorts d’un avenir à inventer et construire ensemble, source d’espérance pour leur jeunesse, les a amenés à penser que le moment était venu de transformer cette fantastique dynamique associative et partisane en Parti politique. 

Pour lui, les FARE transformées en parti politique, c’est l’émergence d’un nouveau pôle politique, c’est la volonté de recréer une dynamique de confiance autour d’un véritable dessein Républicain et Démocratique, garant d’une Nation unie et riche de sa diversité. 

Il a ajouté que les FARE constituent une rupture, parce que forces de renouveau et d’émergence ; elles sont fondamentalement transformatrices, porteuses de changement politique, économique, social et culturel, d’une gouvernance pour le développement, de vision, de valeurs et de principes, de solidarité, de patriotisme et de panafricanisme ».

C’est pourquoi Modibo SIDIBE a appelé ses militants à rester unis et fidèles aux idéaux du parti et aux engagements pris devant le peuple malien. Pour lui, rien ne doit leur détourner des valeurs et des principes qui fondent leur engagement et leur action politique.

Pour sa part, la Présidente des FARE-AN KA WULI , Mme TRAORE Oumou TRORE a attiré l’attention des congressistes sur la vigilance, lors la relecture des textes fondamentaux du parti, afin de consolider les actions et envisager l’avenir avec confiance. Elle a par ailleurs souligné que les FARE sont l’émanation d’une convergence d’énergies, et de conviction forte, d’engagement et de confiance d’une multitude de forces ayant en commun un idéal pour le Mali.

Durant deux jours (les 15 et 16 mars 2014), ce premier CONGRES en sera un temps fort, pour que les textes et la pratique du parti soient imprégnés de sa volonté de changement et d’innovation

Ibrahima Mouhamar DIA
  Sources : http://news.abamako.com/h/42076.html

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 12:44

 

Pouvez-vous nous faire la genèse de la création des FARE ?

Ousmane Abou Diallo : Merci de m’avoir donné la parole. Moi, je dirai que cette initiative remonte à la nomination de Modibo Sidibé en septembre 2007 comme Premier ministre. Deux mois après cette consécration, les gens sont venus me voir pour me dire que c’est l’une des seules fonctions qui manquaient au palmarès de Modibo Sidibé. Franchement, je leur ai dit que je pense que Modibo Sidibé pourrait être un bon candidat après le président ATT. C’est ainsi que les soutiens ont commencé à affluer, mais je me dois de préciser que Modibo Sidibé n’a jamais voulu débattre de ce sujet avec qui que ce soit. Il leur a toujours dit qu’il est en mission à lui confiée par le PrésidentBoubou-Diallo-.jpg

 

ATT. Malgré tout,  ceux qui le sollicitaient n’ont pas renoncé à leur projet. C’est ainsi qu’en octobre 2007,  il m’a nommé comme son attaché de Cabinet. Les soutiens ont continué à se manifester et pour la petite histoire, à Koutiala, un jeune du nom de Kéita a créé un club de soutien et à travailler durant deux ans avant de nous contacter pour nos remettre le récépissé. Ensuite,  le Dr Ibrahim Sangho a rejoint le club. Quand j’en ai parlé à Modibo Sidibé, il m’a repris les mêmes propos qu’au début, à savoir qu’il est en mission du Président de la République. Moi, je suis politique, j’ai beaucoup voyagé à travers le pays, chaque fois que je passe dans les régions, les gens m’interpellent pour me dire que Modibo est l’homme qu’il faut après ATT. Je leur ai dit de patienter au motif que Modibo n’a pas encore réagi. Mais je dois avouer aussi que les clubs de soutien me débordaient. Parmi la dizaine de récépissés que j’ai reçus au nom des soutiens aux actions de Modibo Sidibé, il y avait ceux de Malamine Haïdara et d’Issa Goïta. À plusieurs reprises, ils sont venus me voir pour faire le point des différentes réunions qu’ils tenaient. Finalement, un jour, ils sont venus me voir pour me dire qu’ils sont prêts à organiser publiquement une assemblée constitutive. Je leur ai répondu que la création d’une association en République du Mali est un droit reconnu par la Constitution. Toutefois, j’ai tenu à leur dire que je n’ai pas assez de temps pour m’en occuper. C’est ainsi que le dimanche 27 février 2011, ils ont décidé de se réunir à la Maison des Jeunes. Ils ont parfait l’organisation en quelques jours et sont venus me voir : je leur ai fait des bénédictions. Je précise que je n’ai pas non plus informé Modibo Sidibé parce que je savais qu’il allait dire la même chose. Je rendais finalement compte de la création de tous les clubs et associations qui venaient me déclarer avec les récépissés. J’ai gardé les copies mais je dis solennellement que Modibo Sidibé ne s’est jamais prononcé. Je précise, et sur l’honneur, que ce n’est pas Modibo qui m’a dit de créer les clubs. Et  moi non plus, je n’y suis pour rien dans leur création. Ce sont les gens qui m’ont démarché sachant que je suis proche de Modibo Sidibé. C’est ainsi que les clubs ont été créés et ont proliféré. Donc, il y a eu du monde à l’Assemblée constitutive du 27 février 2011. Ibrahima Djonkoloni Coulibaly ainsi que Zoumana Mory Coulibaly étaient présents. Ce dernier, bien qu’il fût vice-président de l’ADEMA, voulait soutenir Modibo Sidibé. Deux à trois membres du CE Adema étaient présents à la rencontre. Le lendemain, beaucoup de personnes, dont des politiques, m’ont appelé pour savoir si le président de la République est au courant. Je leur ai répondu qu’il n’y a pas de problème que des citoyens témoignent de leur soutien à Modibo Sidibé.

 

 

 

Malgré les pressions de toutes sortes, l’Assemblée constitutive s’est bien tenue. C’est ainsi que lorsqu’il a quitté la Primature, ses soutiens ont tenu à le rencontrer physiquement. C’est ce qui explique la création de Faso den Gnuouman le 24 mai 2011, avec Ivan Diallo qui a parcouru tout le Mali. C’est ainsi que nous sommes restés dans cette dynamique. Les clubs ont continué à se réunir au sein de CSA-MS, Faso den gnouma, le club du Dr Sanogo et celui du jeune Keita de Koutiala. De passage, je salue les actions citoyennes de Kéita qui ont eu foi en Modibo Sidibé et ont travaillé pour lui sans contrepartie. Les soutiens se sont manifestés partout, du Mali, d’Afrique et du reste du monde. C’est ainsi que courant  2011 et fin 2011,  Modibo Sidibé a reçu son décret de départ volontaire à la retraire de la police. Beaucoup de gens ne comprenaient pas le fait que Modibo ne réagissait pas à leur sollicitation. En septembre, il a pris sa retraite et les gens ont compris maintenant qu’il s’est décidé. C’est ce qui explique la tournée qu’il a entreprise à partir d’octobre, novembre et décembre à Sikasso, Ségou, Tombouctou et Kidal. En janvier 2012, Modibo Sidibé a fait sa déclaration de candidature. Ensuite, il y a eu les événements d’Aguelhok et la mutinerie qui a abouti au départ du président ATT.

 

 

Pouvez-vous nous expliquer l’arrivée de Zoumana Mory Coulibaly qui était parrain de plusieurs associations ?

Zoumana Mory a fait un travail formidable, je le reconnais. Je l’ai connu à travers feu Mody Sidibé qui était lui-même un douanier très courageux, et Baba Sébatao de Djenné. Je voudrais souligner que avant la chute du régime, ils ont fait dormir Zou et Mody au pôle économique. Zoumana Mory m’a dit que s’il faut passer par là pour soutenir Modibo Sidibé, il n’y voit aucun inconvénient. Je salue cet engagement sans faille de Zou qui, il faut le préciser, a joué un rôle extrêmement important dans la création des clubs. C’est aussi ce qui explique sa présence lors de l’Assemblée du 27 et sa participation à toutes les tournées à Kayes, Sikasso, Nara etc.

 

 

Quels étaient les rapports entre les FARE et les clubs de soutien ?

Il faut noter que Modibo était pris par le temps car il a démissionné en septembre et les élections devraient avoir lieu en juin. Donc, on a voulu structurer les clubs. Malheureusement, il y a eu les événements de mars 2012. Tout ayant été décalé, l’idée de créer un parti politique a germé malgré tout ce que Modibo Sidibé a vécu comme brimades car il n’est un secret pour personne qu’il a été interpelé trois fois par l’ex-junte avec rétention de son passeport qu’il n’a toujours pas recouvré. Je déplore qu’on ait fait tous nos déplacements à l’intérieur sans que Modibo Sidibé ait son passeport officiel.  Le parti FARE  a été créé, car après le putsch, personne ne pouvait compter sur un candidat indépendant. Il faut aussi noter que Modibo Sidibé n’a jamais dit qu’il serait le candidat de l’Adema. Je donne cette précision car le 11 novembre 2011, lors d’une rencontre à l’Assemblée nationale, le président Dioncounda a dit publiquement que Modibo Sidibé n’était pas militant de l’Adema et que pour ce faire, il ne saurait être le candidat de l’Adema.

 

En avril, les choses ont commencé à aller et nous avons entamé des voyages un peu partout. C’est ainsi que les soutiens à Modibo ont créé les FARE, comme association d’abord, puis comme parti politique. Et c’est en aout 2012 que les FARE ont commencé à participer aux réunions.

 

Je suis très surpris par le comportement actuel de Alou Keïta car il n’était pas là quand on l’a nommé à la tête du parti qui doit soutenir la candidature de Modibo Sidibé. Il était agréablement surpris. Malgré tout le travail abattu, Zoumana Mory est devenu vice-président et Mme Oumou Traoré, deuxième vice-présidente.

 

 

Qu’est-ce qui explique la division au sein de la direction ?

Je ne peux dire que ce je sais de cette crise. Il n’y a pas de clans, il s’agit surtout d’une divergence entre les membres d’un même parti. Pour moi, cela n’est pas une mauvaise chose. Mais je déplore le manque de dialogue entre les responsables du parti ; sans dialogue, il est difficile. C’est ce déficit de communication qui est à la base de cette divergence. Sinon  comment comprendre qu’il y ait actuellement une divergence, après les législatives lors desquelles le parti a eu 6 députés. C’est inadmissible. Parce que l’objectif du parti était d’avoir au moins 6 à 9 députés pour constituer son propre groupe parlementaire. Mais il y a eu le changement de règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ce qui a compliqué les choses pour nous. Mais notre objectif était atteint avec 6 députés.  Le président du parti était candidat à Kayes, il a échoué.

 

 

Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?

Pour l’histoire, le seul député FARE qui peut être proche de Zoumana Mory Coulibaly, c’est le député de Bla,  Alassane Tangara. Je connais un peu l’histoire des autres. Abdoulaye Fofana de Ségou, c’est quelqu’un qui est très costaud dans sa zone ; il a 6 communes depuis 2007. Il a beaucoup fatigué les partis politiques en tant qu’indépendant. Je lui ai demandé de rejoindre les mouvements associatifs de soutien à Modibo Sidibé. On s’est connu dans les années 1980 au SNJ. C’est un ami de longue date, c’est quelqu’un de très sincère et de très courageux. C’est moi qui l’ai fait venir ; on a même eu une mission en 2011 sur le terrain.  C’était pour dire aux Ségoviens que la zone de Farako a été délaissée de 1946 à 2007. Personne de cette zone n’a été élu ! Donc, il a bien travaillé chez lui. Il ne fait jamais un mois sans aller au village. Pour la petite histoire, Fofana n’était pas le candidat de Zoumana Mory Coulibaly ; il préférait de loin Alassane Dembélé qui était le secrétaire général du parti à Ségou. Il a eu beaucoup de tentatives pour déjouer ce coup, parce qu’Alassane est de Ségou. Mais  il n’y avait pas match entre lui et Fofana. Zoumana Mory Coulibaly a traîné pour pouvoir changer les choses jusqu’à la dernière minute. Malheureusement pour lui, Abdoulaye Fofona était le chouchou de toutes les listes ; toutes les listes qui le voulaient parce qu’il a bien travaillé dans ses communes. C’est finalement le RPM qui a dit clairement que sans Abdoulaye Fofana, il n’ira pas avec les FARE. Zoumana Mory Coulibaly n’avait plus le choix. Ce jour, j’ai dit à Farouk Camara qu’il a 2 heures pour  décider parce que je ne pouvais pas laisser Abdoulaye gâter sa chance d’être député, parce qu’il avait de la chance cette année. C’est ainsi qu’Abdoulaye Fofana a été choisi ; la suite est là, il a gagné. Si le parti est respecté aujourd’hui, c’est grâce à lui, parce que tout le monde sait que derrière le fleuve il a un poids politique.

 

 

Mais qu’est-ce qui explique les actes de sabotage du congrès ?

Je continue d’abord avec les députés pour que les gens puissent comprendre. Je parlais du cas d’Abdoulaye Fofana le député FARE élu à Ségou. Le cas de Daouda Coulibaly, élu à Dioïla. C’est un jeune qui est très dynamique. Quand il nous a rejoints en 2011, c’est moi qui lui ai dit de prendre la zone de Dioïla. Il avait travaillé dans cette zone. Il m’a dit non qu’il veut rester en commune IV. J’ai dit non parce qu’il n’avait pas de chance devant IBK, le député sortant, ou Moussa Mara.  Il a mis ses moyens en avant. Et après le coup d’Etat, il s’est beaucoup battu pour le parti à Dioïla. Après la présidentielle, il a été contacté par l’actuel questeur de l’Assemblée nationale, le député Mamadou Diarrassouba. Je  lui ai donné mon accord parce que Diarrassouba est fort dans la zone de Massigui, mais il ne couvre pas tout le cercle. Il vient de l’opposition, il n’avait pas de quoi entretenir sa base. Il y a eu entre 4000 et 5000 voix d’écart entre lui et les gens là-bas. Koniba Sidibé seul a eu 43%, un score honorable.

 

À Tomian, je n’ai pas beaucoup suivi parce que le docteur Abdoulaye Dembélé a pu avoir une alliance avec le RPM. Mais à San, Zoumana Mory Coulibaly a voulu imposer Touré, le secrétaire politique du parti au détriment d’Abdoulaye Koné, un conseiller municipal élu en commune VI, qui avait rejoint son village natal, Kimparana. Selon Abdoulaye Koné, les choses ne se sont pas passées comme il le souhaitait. C’est la raison pour laquelle il a claqué la porte du parti. Ibrahim M. Touré a été investi mais il n’a pas eu de liste pour aller en compétition à San. Il n’a pas de poids, Zoumana Mory Coulibaly a voulu l’imposer, mais aucun parti n’a voulu faire alliance avec les FARE à San. À Bougouni, c’était l’honorable Bakary Woyo Doumbia. Je ne le connaissais pas, mais lors de notre passage à Bougouni, nous avons constaté qu’il a travaillé dans sa zone à Bana, plus précisément à Dogo. Quant au président de la CDS, Blaise Sangaré, il n’a pas pu s’entendre avec le RPM. Je suis rentré en contact avec lui. Il a téléphoné directement  à Modibo Sidibé et Soumaïla Cissé.

 

Il paraît que cinq des six députés suivent Zoumana Mory Coulibaly. Qu’en est-il exactement ? 

Je pense que Zoumana Mory Coulibaly voulait avoir des députés à lui et en faire une monnaie d’échange. Aujourd’hui, force est de reconnaître qu’il n’a pas pu monopoliser les députés, les gens doivent savoir que les députés FARE ne sont pas à la disposition de Zoumana Mory Coulibaly qui, après avoir échoué à aller au RPM, a voulu se rabattre sur l’ASMA. Diarrassouba s’est plaint publiquement lors d’une réunion pour dire que le président de l’ASMA et Zoumana Mory Coulibaly n’étaient pas corrects parce qu’ils disent qu’ils sont de la mouvance présidentielle alors qu’ils menaient des manœuvres dans leurs dos. Ce qui fait qu’ils sont restés comme ça. Je  pense que Zoumana Mory Coulibaly est parti des FARE parce qu’il n’a pas eu ce qu’il voulait. C’est ça la réalité ! Il voulait utiliser les députés pour arriver à ses fins, ce qui est dommage. Quand  on a un leader, on doit pouvoir se parler. Mais  ce qui est grave aujourd’hui, c’est qu’Alou Keïta dit que Modibo Sidibé n’est pas membre des FARE. Modibo et son épouse ont leur carte de membre depuis la création du parti.

 

 

Ils sont dans quelle section alors?

Ils sont de la section de la commune VI, puisqu’ils résident en commune VI, donc ils sont membres du comité de l’IJA. Je pense que le problème est un manque de  coaching des députés FARE ; ils ont été laissés à eux-mêmes. Parmi eux, il y a deux seulement qui se débrouillent en politique sinon les autres ne sont pas politiciens. Zoumana Mory Coulibaly, depuis sa déclaration de l’entre deux tours, est en froid avec Modibo Sidibé. Zou a envoyé des gens pour parler à Modibo Sidibé et tous ceux-ci ont reconnu qu’ils doivent se parler. Moi-même, j’ai dit à Zoumana Mory Coulibaly qu’il faut qu’ils se parlent parce que sans dialogue rien de potable ne peut se faire dans un parti politique.

 

Quant à Alou Keïta, jusqu’à une période récente, il était en phase avec Modibo Sidibé. Par contre, quand les députés ont décidé de suivre la mouvance présidentielle, j’ai appris que ce sont Alou Keïta et Zoumana Mory Coulibaly qui partaient au siège du RPM, parce qu’ils voulaient devenir ministres. Mais les gens doivent comprendre que la vie de quelqu’un ne dépend pas d’un homme mais de  Dieu.  La politique a des valeurs, la politique a de l’éthique, la politique, c’est l’éducation qu’on a reçue à la maison. Quand on est bien élevé, on ne peut pas changer du jour au lendemain. Les gens ne croient plus à l’existence de Dieu, ils mettent des individus à la place de Dieu. Pour  eux, c’est telle ou telle autre personne qui peut leur ouvrir des portes, leur donner des postes. Ils  se trompent ! Nous tous, nous croyons en Dieu. C’est lui seul qui peut faire de nous ce qu’il veut.

 

Est-ce que le congrès des 15 et 16 aura-t-il réellement lieu à Bamako?

Les lettres d’invitation sont parties ; toutes les sections sont avisées et le congrès de samedi 15 et dimanche 16 aura lieu s’il plaît à Dieu. Je te garantis que toutes les sections seront représentées au congrès. Il y a même des gens qui se bousculent pour venir, mais malheureusement, il est  prévu seulement 5 délégués par section, sauf dans les localités où il y a les membres du bureau. Celles-ci peuvent avoir plus de cinq délégués. Le congrès se passera bien, les préparatifs sont en cours.

 

 

Est-ce que cette fois-ci vous allez intégrer le parti FARE ?

Jusqu’au moment où je vous parle, je suis resté fidèle à l’Adema. Je suis membre fondateur de l’Adema association et Adema parti à San. J’étais avec le docteur Bamani Sanoussi qui est à l’IOTA ; le professeur Oumar Ibrahim Touré qui fut ministre par la suite ; Hana Cissé l’actuel attaché de cabinet du ministre de l’Environnement et de l’assainissement qui était le gérant du cinéma ; le dentiste Ousmane Sissoko de San, Sogoba, c’est nous qui avons créé l’Adema association et parti à San. L’Adema a traversé beaucoup de crises, je suis quand même resté. C’est le moment pour moi de prendre une décision, c’est une décision difficile. Je pense que je vais sans doute rejoindre les FARE pour des raisons personnelles.  Je rejoindrai les FARE pour faire calmer les deux parties. Si Dieu me donne la chance d’y parvenir, j’en serais heureux. Je suis quand même issu d’une famille où mon père Oumar Samba Diallo a toujours été fédérateur, paix à son âme. Je  vais m’y employer car je connais les deux parties qui, à mon avis, me font confiance. Ils savent que je ne me rallie pas du côté de quelqu’un pour régler des comptes. Ma sous-section est avisée à Kayes, la commune de liberté Dembaya. Je  suis originaire de là-bas, la capitale, c’est Dial. Là, c’est décidé, je rejoindrai les FARE lors de ce congrès, s’il plaît à Dieu !

 

 

Quel est votre message aux congressistes ?

Je pense que perdre même un militant, ce n’est pas une bonne chose. Je  ne suis pas pour qu’il y ait un déchirement et des départs. Je pense qu’il n’est pas trop tard pour que les gens se parlent, parce que les députés disent toujours qu’ils n’ont pas quitté le parti. Mais les gens peuvent avoir des idées divergentes, et puis, ils se rencontrent après. Je pense que ce congrès doit aussi tenir compte des aspirations des autres pour faire revenir ceux qui voudront revenir. Il y a des gens qui ont tenu des propos très durs, mais, on peut toujours revenir sur sa décision. Pour mettre ce parti en place, on a trop souffert ; on a pris des risques lors des tournées de 2011 à 2013. Nous avons pris des risques lors du coup d’Etat. Zoumana Mory Coulibaly, je le dis ici, son véhicule a été criblé de balles : j’ai vu ledit véhicule. La nuit du coup d’Etat, on était chez Modibo Sidibé. Ils sont venus le prendre, on est resté jusqu’à 4 heures du matin. Les  gens ont pris des risques pour Modibo Sidibé, et lui, il a souffert le martyr de ses différentes arrestations. Pour moi, le congrès, en plus d’être celui de la clarification, doit être celui de l’apaisement. J’ai mon franc-parler, je suis le fils d’Oumar Samba Diallo et de Abou Sama Ouley Diallo de Kayes.  Je suis un prince du Khasso, je n’ai pas menti sur quelqu’un. Je dis juste ce que je sais. Je ne mens pas et je ne vais pas mentir sur quelqu’un.

 

Réalisé par Kassim TRAORE

SOURCE:   du   14 mar 2014.    

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 14:53

A l’entame de la nouvelle année, je voudrais à mon nom propre, au nom des FARE AN KA WILI et au nom des Associations, Clubs et Mouvements de soutien, adresser à chaque Malienne et à chaque Malien, de l’intérieur comme de l’extérieur, mes chaleureux vœux de bonne et heureuse année 2014.

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La nouvelle année commence dans un contexte qui a profondément changé pour notre pays. Aujourd’hui plus qu’hier, l’espoir est permis d’une véritable sortie de la profonde crise institutionnelle et sécuritaire dans laquelle le pays était plongé depuis 2012. Cet espoir se nourrit de la volonté et de la détermination dont l’ensemble de notre communauté nationale a fait preuve, en se mobilisant pour les élections générales, présidentielle et législatives, qui ont constitué le parachèvement du retour à la normalité.

Il nous faut persévérer dans cette voie, pour relever les défis nombreux qui demeurent, notamment le recouvrement de  l’intégrité du territoire, la restauration de l’unité et de la cohésion nationale, le rétablissement de la confiance des Maliennes et des Maliens dans les institutions, la promotion de la justice sociale par la culture de la redevabilité, le retour de la confiance de nos partenaires dans le Mali.

 

 

Très bonne et heureuse année 2014 ! Puisse Dieu guider nos pas dans le droit chemin et inspirer nos actions.

 

 

 

Modibo SIDIBE

Grand Officier de l’Ordre National

 

 

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 23:21

Le vibrant hommage de Modibo Sidibé

 

Le dimanche 09 décembre, l’ancien Premier ministre et candidat à la présidence de la République,  Modibo Sidibé,  s’est  rendu  à  la  résidence  de  l’ambassadeur  de  la République d’Afrique du Sud pour s’incliner devant la mémoire du Président Nelson MANDELA,  arraché  à  l’affection  de  son  peuple  et  du  monde  entier  le  jeudi  5 décembre.  Dans le livre de condoléances ouvert pour la circonstance, Modibo Sidibé a salué la mémoire de l’illustre disparu en ces termes :  

 

 

« Le  Président  Nelson  MANDELA nous  a  quitté.  Comme  tant  d'autres,  j'ai  eu  la chance  et  le  privilège  qu'il  me  serre  la  main,  de  sentir  la  grande  chaleur,  la considération pour l'autre, la simplicité et la grande force qui émanent de lui. Emu  et  triste,  mais  combien  réconforté  par  la  force  du  message,  l' humilité, l'engagement pour la liberté, la dignité et la justice. 

    nessonMADIBA.jpg

Un Homme exceptionnel qui a su porter le combat de tout un Peuple, le combat contre toutes les oppressions au nom de la dignité humaine, de la liberté et de la démocratie. 

Plus que remplir son temps, il projette sur les temps à venir ses valeurs, le sens de son combat, l'exemple d'une vie.  

 

Puisse la communion qui réunit autour de lui tous les peuples, des gens divers, de toutes  les  couleurs  et  de  toutes  les  conditions,  féconder  un  monde  plus  juste,  de progrès pour tous, un monde pluriel et solidaire, tout simplement humain. Dors en paix Madiba, le flambeau allumé ne s’éteindra pas, les jeunes générations se reconnaissant dans tes valeurs, dans ta lutte. 

Quel héritage! Quel espoir! » 

 

 Modibo Sidibé, 

Ancien Premier ministre 

Grand Officier de l’Ordre National 


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